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Depuis son lancement, le Partenariat oriental a-t-il réussi à renforcer les économies et à améliorer la gouvernance ?

Pour répondre à cette question, l’Atlantic Council et la Commission européenne ont réuni des représentants des six pays du Partenariat oriental (l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la République de Moldavie et l’Ukraine) ainsi que d’institutions financières internationales œuvrant dans la région, afin de dresser le bilan des objectifs atteints et des défis à venir.

Johannes Hahn, commissaire pour la politique européenne de voisinage et les négociations d’élargissement, a inauguré la manifestation, qui s’est tenue en marge des réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. Il a mis en avant les réalisations du Partenariat oriental depuis son lancement en 2009, et en particulier les actions en faveur des PME et de l’efficacité énergétique. Le commissaire a également rappelé aux participants que des efforts supplémentaires devaient être consentis dans les pays partenaires en ce qui concerne l’État de droit, la mise en œuvre des réformes judiciaires essentielles et la lutte contre la corruption.

M. Vazil Hudak, vice-président de la BEI, a repris ce thème lors d’une table ronde spéciale sur l’énergie et la connectivité, au cours de laquelle il a souligné l’importance de la sécurité énergétique. Il s’est attardé sur la contribution de la BEI au Partenariat, depuis sa mise en place, à travers des investissements dans les PME ainsi que dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.  Interrogé sur les défis à venir, M. Hudak engage les entreprises et les investisseurs du secteur privé en Europe à renforcer leur participation. Marquant son accord, Jason Pellmar, représentant d’une autre IFI, la Société financière internationale, a rappelé aux participants qu’un financement public stricto sensu ne pourrait jamais fournir la quantité de ressources nécessaires.  Adjointe du gouverneur de la Banque nationale de Moldavie, Cristina Harea a décrit les réformes bancaires que son pays a mises en œuvre et a reconnu le rôle joué par le Partenariat oriental afin de sécuriser l’approvisionnement en énergie de la Moldavie et ainsi réduire sa dépendance.

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Initiative commune de l’Union européenne, de ses États membres et des six partenaires d’Europe orientale, le Partenariat oriental a été établi en 2009 afin de créer un espace commun de démocratie, de prospérité et de stabilité partagées et de permettre une coopération renforcée.

Conformément aux objectifs de la politique européenne de voisinage de l’UE, le financement de la BEI dans la région soutient une croissance sobre en carbone et à l’épreuve des bouleversements climatiques ainsi que la création d’emplois.

À fin 2018, le concours de la BEI en faveur des pays du Partenariat oriental atteignait 8,5 milliards d’EUR, et servait à financer plus de 90 projets d’investissement, dont des lignes de crédit à l’appui de PME. L’an dernier, la BEI a mis à disposition 632 millions d’EUR en faveur de la région, notamment des secteurs de l’énergie (26 %), des PME (25 %) et des transports (21 %).