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    Alberto Casorati et Paulina Brzezicka savent quel type de happy end les investisseurs de capital-risque et les banquiers aiment entendre., EIB blog usage

    Cette semaine, dans l’épisode de notre podcast intitulé « A Dictionary of Finance », Matt et Allar en apprennent davantage sur les stratégies de communication financière, plus précisément les « credit stories » et « equity stories », et se demandent si l’une de ces histoires ne ferait pas un bon scénario pour une adaptation à Hollywood.

    On appelle «equity story» l’histoire dont se sert une entreprise pour se faire valoir auprès d’investisseurs potentiels et les convaincre de sa capacité à générer de la valeur.

    On appelle « credit story » l’histoire dont se sert une entreprise pour se faire valoir auprès de créanciers potentiels et les convaincre de sa capacité à générer des flux de trésorerie et des marges bénéficiaires stables.

    De fait, les histoires qu’élaborent les entreprises sur elles-mêmes influencent les bailleurs de fonds potentiels dans leur décision d’investir au capital de ces entreprises ou de leur accorder un crédit. Ces récits aident même les bailleurs de fonds à déterminer les niveaux de valorisation de l’entreprise.  Les banquiers sont humains après tout.

    Bien sûr, les histoires sont un peu différentes de celles que vous lisez généralement à l’heure du coucher. Il importe en effet que les bailleurs de fonds ne s’endorment pas lorsque vous leur racontez une histoire ! Pour faire simple, nous avons découvert que les gestionnaires de fonds de pension sont davantage enclins à apprécier une histoire qui commence par « Il était une fois... », tandis que les investisseurs providentiels préfèrent, sans que l’on puisse s’en étonner, « Dans un avenir assez proche, sur une planète pas si lointaine... ». 

    Ces deux histoires ne sont pas nécessairement contradictoires. « L’equity story représente sûrement le premier chapitre de votre livre, tandis que la credit story apparaît plus tard, probablement au chapitre 10 », résume Alberto Casorati dans une formule bien tournée.

    Nous avons aussi appris comment les investisseurs appliquent la méthode de valorisation par les multiples et déterminent la valeur de l’entreprise sur la base de son EBE (ou EBITDA en anglais, un sigle que nous expliquons également) et de l’histoire qu’elle s’est écrite.

    Ces histoires ont donc de l’importance. Et c’est pourquoi les conseillers à la BEI aident aussi leurs clients à les mettre en forme.

    Nos deux invités, Paulina Brzezicka et Alberto Casorati, sont conseillers au sein de la division Services de conseil pour le financement de l’innovation de la BEI. Alberto, qui a travaillé chez Citibank et Intesa Sanpaolo à Londres, a plus de 12 ans d’expérience dans le secteur bancaire. Il est diplômé de l’université Bocconi de Milan. Paulina est diplômée de l’University College London ainsi que de l’université Bocconi. Elle a débuté au sein de l’équipe de conseil en fusions et acquisitions de Bank of America Merrill Lynch à Londres.  En 2013, elle a rejoint le Groupe BEI et a occupé dans un premier temps un poste de chargé d’affaires en capital-investissement au Fonds européen d’investissement.

    Aujourd’hui, Paulina et Alberto conseillent des entreprises innovantes en matière de bancabilité et d’accès aux sources de fonds et travaillent avec la Commission européenne à plusieurs études portant sur l’accès aux financements dans des secteurs hautement prioritaires comme le numérique, la bioéconomie, les sciences de la vie et l’économie circulaire.

    Abonnez-vous au podcast « A Dictionary of Finance » dans l’app Podcasts d’iTunes ou sur d’autres plateformes spécialisées. Et n’oubliez pas d’attribuer une note à ce podcast, si vous avez apprécié notre chronique. Vous pouvez proposer des thèmes pour les prochains podcasts en twittant Matt @EIBMatt ou Allar @AllarTankler.