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©Mireia Gonzalez-Torrijos/EIB

Des températures élevées ont favorisé les départs d’incendies dans de vastes régions de Grèce, d’Italie et du sud de la Méditerranée. Des milliers de personnes ont vu leur maison et leur entreprise complètement réduites en cendres et des dizaines ont perdu la vie dans toute la région. Même Athènes, berceau de la civilisation européenne, a été menacée. Les incendies sur l’île d’Eubée et dans le Péloponnèse se poursuivent. Celui d’Eubée est à ce jour le plus grand feu de forêt jamais enregistré en Grèce. En Italie, les pompiers ont déclaré avoir combattu plus de 500 foyers d’incendie en une nuit en Calabre et en Sicile.

Aujourd’hui, la Banque européenne d’investissement exprime sa solidarité avec les victimes de ces terribles catastrophes qui frappent la Grèce et d’autres parties du sud de l’Europe, et s’emploie à apporter son soutien aux personnes touchées.

Dans le voisinage de l’Europe, les forêts de Turquie, de Russie et d’Algérie sont également en proie aux flammes. De l’autre côté de l’Atlantique, les feux de forêt détruisent de grandes parties de la Californie. Les effets du réchauffement climatique sont évidents, visibles et mortels.

Mais le plus terrifiant, c’est la perspective que le pire soit encore à venir. Comme l’a clairement indiqué cette semaine le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les températures mondiales devraient augmenter de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici à 2040. À ce niveau, les vagues de chaleur, comme celle que nous connaissons aujourd’hui, devraient devenir plus fréquentes et plus graves. C’est le scénario le plus optimiste.

Alors que nous sommes à la merci des aléas météorologiques à court terme, le destin à long terme de notre climat est entre nos mains. Les incendies qui touchent le sud de l’Europe et les inondations qui ont frappé le nord du continent le mois dernier témoignent de l’importance cruciale d’adapter nos infrastructures et nos sociétés aux changements à venir. L’UE s’est engagée à parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050 et il est temps que d’autres pays et régions lui emboîtent le pas. L’année dernière, la Banque européenne d’investissement a dévoilé sa Feuille de route de la banque du climat, un plan visant à accroître ses investissements à l’appui du climat et de la durabilité environnementale pour les porter à 50 % de ses prêts annuels d’ici à 2025. Cette feuille de route s’inscrit dans le droit fil de l’engagement pris par la banque européenne du climat pour mobiliser 1 000 milliards d’EUR d’investissements en faveur du climat et de la durabilité environnementale d’ici la fin de la décennie.

Nous sommes prêts à soutenir la Grèce et d’autres pays ainsi que leur population face à ces phénomènes climatiques extrêmes.