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L’action de la BEI en faveur du climat : quelques exemples concrets – Première partie

L’action de la BEI en faveur du climat : quelques exemples concrets – Première partie

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La BEI est fière de participer à la 19e session de la Conférence des Parties à la CCNUCC. Voici quelques exemples de projets relatifs à l'action de la Banque en faveur du climat de par le monde ainsi que dans le pays et la ville qui accueillent cette conférence. La BEI soutient des projets relatifs aux énergies renouvelables et aux combustibles de transition, aux transports durables, à l'atténuation des changements climatiques et à l'adaptation à leurs effets, et à la foresterie.

Un métro durable pour Quito

Quito est une ville animée et fourmillante. La capitale de l'Équateur se trouve dans les hauteurs des Andes ; elle compte 2,2 millions d'habitants à 2800 m d'altitude. Afin de réduire la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre et pour minimiser les engorgements dans les rues de la ville, l'État et les pouvoirs locaux ont prit l'ambitieuse décision de construire un métro. La BEI soutient ce projet de transport durable d'1,3 milliard d'EUR avec un prêt de 200 millions d'EUR. Le transfert modal qui découlera de la construction du système ferroviaire souterrain de 22,5 km entre le nord et le sud de la ville devrait permettre d'économiser 30 000 tonnes d'émissions de CO2 par an, puisque 320 000 passagers délaisseront la voiture en faveur du train. Les autorités de Quito feront tout leur possible pour encourager ce transfert en intégrant le métro au réseau de transports publics existant. Les prévisions laissent entendre que les avantages économiques pour la ville équivaudront au double des coûts d'investissement et le système de métro qui comptera 15 stations et 18 trains devrait créer environ 800 emplois. Il devrait être terminé en 2016.


Révolution électrique en Pologne

La demande d'électricité en Pologne ne cesse de croître, mais en raison de ses vastes ressources en charbon, le pays dépend largement de vieux générateurs au charbon et au lignite très polluants. Il faut saluer l'engagement de la Pologne à générer 15 % de son électricité à partir de sources d'énergie renouvelables d'ici à 2020. Pour accompagner cette démarche, la BEI a accordé un prêt de 178 millions de PLN (45 millions d'EUR) pour la construction et l'exploitation d'un parc éolien situé sur deux sites, l’un à l’est et l’autre à l’ouest du village de Margonin, au nord de Poznan. Le parc éolien, qui compte 60 éoliennes, est devenu pleinement opérationnel en avril 2010 et, avec une puissance de 120 MW, il est l'un des plus grands du genre dans le pays. Margonin produit assez d'électricité pour couvrir la demande d'environ 55 000 foyers et représente 5 % de la puissance éolienne installée totale en Pologne. La maîtrise d'une telle énergie éolienne permettra d'économiser 260 000 tonnes d'émissions de CO2 par an par rapport à une centrale à charbon. Il est clair que la Pologne diversifie son bouquet énergétique et le rend plus écologique.


Les pousses vertes de la Turquie

Les sols turcs sont parmi les plus exposés à l'érosion sur la planète, c'est pourquoi le ministère turc des forêts et des ouvrages hydrauliques s'efforce de rendre les forêts et les pâturages plus sains et plus résistants. La BEI a prêté 150 millions d'EUR pour accompagner le boisement de 100 000 hectares, la réhabilitation de 70 000 hectares de forêts dégradées et de 30 000 hectares de pâturages abîmés, ainsi que la maîtrise de l’érosion des sols sur 190 000 hectares supplémentaires de terres vulnérables. Les forêts jouent un rôle considérable dans l'atténuation des émissions de CO2 et apportent une contribution socio-économique vitale à environ 8 millions de personnes qui peuplent les régions rurales de Turquie. Au cours de l'année écoulée, 90 % des objectifs du programme ont été atteints ou dépassés : 230 000 tonnes d'émissions de CO2 ont été captées, soit l'équivalent de 150 000 vols aller-retour entre Ankara et New York. En outre, ces initiatives emploient quelque 6 500 personnes dans des zones rurales, où le niveau des revenus est sensiblement inférieur à la moyenne nationale. Les autorités turques souhaitent parvenir à une couverture forestière de 30 % du territoire d'ici à 2017. Cet objectif est ambitieux, mais le pays s'en approche.


La solution solaire de l'Afrique du Sud

Alors qu'elle souffre d'un déficit de capacité de production d’électricité, l'Afrique du Sud s’est fixé comme objectif, dans le cadre de la SARI (South African Renewables Initiative), de générer 15 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici à 2020. En 2011, ce chiffre était inférieur à 2 %. La centrale électrique Khi Solar One, qui ne passe pas inaperçue, contribuera à la réalisation de cet objectif. La BEI a accordé un prêt de 50 millions d’EUR à l’appui du projet, la première grande centrale héliothermique à concentration en Afrique subsaharienne. Khi Solar One aura une puissance de 50 MW. Elle sera composée de 4 500 miroirs mobiles, ou héliostats, qui réfléchiront les rayons lumineux sur une tour de 200 m de haut située au centre. Cette installation fera converger le rayonnement solaire sur une petite zone pour produire de la vapeur qui servira à entraîner une turbine génératrice d’électricité. Cette technologie permet une réduction de la consommation d'eau de 80 % par rapport à la production classique d'électricité et, à plein régime, Khi Solar One permettra d'éviter l'émission d'environ 181 000 tonnes de CO2 par an. La centrale créera 600 emplois par an au cours de la phase de construction, dont 35 postes d'intervenants et 40 à 60 postes à temps plein qui seront attribués à des fournisseurs et des entrepreneurs locaux une fois que l'exploitation aura démarré.



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