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Werner Hoyer, président de la BEI, a participé à la Conférence internationale de solidarité sur la crise des réfugiés et migrants vénézuéliens organisée à Bruxelles par l’Union européenne (UE), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

On estime qu’à ce jour, 4,3 millions de Vénézuéliens ont fui en raison des troubles politiques, de l’instabilité socioéconomique et de la crise humanitaire dans leur pays, une crise définie par l’ONU comme le plus grand exode de l’histoire moderne. La conférence avait pour but de sensibiliser l’opinion et de mobiliser un soutien pour faire face à cette crise, ainsi que de démontrer la solidarité de la communauté internationale avec les migrants et les pays d’accueil concernés.

S’exprimant à cette occasion, le président Werner Hoyer a souligné l’importance d’apporter une réponse forte et concertée à la crise : « Nous tous réunis ici ce matin sommes unis dans nos efforts pour atténuer les pressions causées par la crise migratoire vénézuélienne. Soyez assurés que la banque de l’UE fera sa part pour aider le Service européen pour l’action extérieure et la Commission européenne à apporter une réponse européenne commune. »

Au cours de son intervention, il a également présenté l’appui de la BEI en faveur des pays d’Amérique latine qui accueillent les migrants vénézuéliens : « Il y a trois mois, je me suis rendu en Colombie et j’ai rencontré le président Duque qui m’a décrit l’énorme pression pesant sur les services publics locaux et la façon dont la Colombie y réagit à différents niveaux. Je ne peux que saluer les efforts d’accueil déployés par l’État colombien ainsi que par les pays qui ont fait preuve d’une grande générosité et solidarité en ouvrant leurs portes aux migrants. Nous sommes en négociations avancées avec les autorités colombiennes pour renforcer les infrastructures sociales les plus touchées par la crise, en combinant nos financements avec des subventions de la Facilité d’investissement pour l’Amérique latine de la Commission européenne ».

La BEI étant l’un des plus grands bailleurs de fonds multilatéraux au monde, Werner Hoyer a réaffirmé qu’elle était bien placée pour soutenir cette région dans sa planification à long terme, en mettant l’accent sur l’intégration locale.

« En tant que banque de l’UE, notre rôle n’est pas de freiner ou d’arrêter les migrations, mais de renforcer la résilience économique. Pour ce faire, nous investissons à l’appui d’une croissance durable et inclusive dans les pays d’origine, d’accueil et de transit, afin de les rendre plus résistants aux chocs. Nous ne sommes pas en mesure de répondre aux besoins humanitaires immédiats, mais nous pouvons faire une différence en soutenant la création d’emplois durables, en renforçant l’inclusion financière et en investissant dans les infrastructures et l’action pour le climat », a précisé le président Hoyer.

À titre d’exemple, il a présenté les effets positifs de l’initiative « Résilience économique » (IRE), l’outil dont dispose la banque de l’UE pour soutenir la résilience des communautés hôtes et hébergées dans les régions du voisinage méridional de l’UE et des Balkans occidentaux. Werner Hoyer a également mis en exergue la plateforme des banques multilatérales de développement (BMD) sur les migrations économiques et les déplacements forcés, dirigée par la BEI depuis 2018, qui fournit les meilleures pratiques en matière de gestion des migrations.

En outre, le président Hoyer a confirmé, dans son allocution de clôture, que la BEI était prête à soutenir la région : « Nous sommes en contact étroit avec nos collègues du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine de développement, qui effectuent une évaluation des besoins du Venezuela. Si la situation s’améliore, nous serons prêts à agir car c’est un pays admissible à des opérations de notre Banque. »

Lire l’intégralité du discours du président Hoyer à la « Conférence internationale de solidarité sur la crise des réfugiés et migrants vénézuéliens »