>@Getty
©Getty
  • Un montant de 425 millions d’euros pour aider les PME et les ETI égyptiennes à renforcer leur capacité à stimuler la reprise économique
  • L’opération s’inscrit dans le cadre de la réponse de l’Équipe Europe à la crise du coronavirus

La Banque européenne d'investissement (BEI) consent à la Banque Misr une ligne de crédit de 425 millions d’EUR visant à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) égyptiennes qui ont été touchées par la pandémie de coronavirus et à renforcer leur capacité à stimuler la relance économique dans le pays. La ligne de crédit financera des projets d’investissement, ainsi que des besoins en fonds de roulement, dans les secteurs de la production et des services, ce qui permettra de soutenir la croissance et l’emploi tout en contribuant à atténuer les incidences économiques et sociales de la crise de COVID-19.

Le financement de la BEI s’inscrit dans le cadre de sa contribution à la réponse de l’équipe d’Europe à la crise de COVID-19 dans les pays partenaires de l’Union européenne. Il est conforme aux objectifs du mandat de prêt extérieur (2014-2020) et de la coopération de l’UE avec l’Égypte telle que définie dans le cadre unique d’appui de l’UE pour l’Égypte pour la période 2017-2020, ainsi qu’aux priorités du partenariat entre l’UE et ce pays. Il vise en effet à soutenir le développement du secteur privé en mettant l’accent sur les PME, l’accroissement de la compétitivité, la création d’emplois et l’inclusion financière.

Flavia Palanza, directrice chargée des opérations dans les pays voisins de l’UE à la Banque européenne d’investissement, a commenté la signature en ces termes : « Nous renforçons notre partenariat avec la Banque Misr afin d’appuyer la stratégie que celle-ci a mise en place afin d’accroître le financement des PME. La nouvelle ligne de crédit de la BEI se concrétise à un moment où les PME ont besoin d’un soutien solide pour surmonter les difficultés que leur impose la pandémie de COVID-19. Les PME sont les plus vulnérables face aux conséquences de cette crise mondiale. Nous sommes fiers de notre partenariat avec la Banque Misr et de l’impact tangible qu’aura notre projet sur la vie des gens en Egypte ».

« Les petites et moyennes entreprises créent des possibilités d’emploi, de la valeur ajoutée et de l’innovation tout en fournissant les produits et services dont la population a besoin. Plus que jamais en ces temps difficiles, les entreprises doivent avoir accès aux financements et à des crédits abordables de la part des banques. Divers programmes de l’UE prévoyant la mise en commun de subventions de l’UE avec des prêts d’institutions financières européennes soutiennent les entreprises en leur offrant un accès à des prêts directs à des conditions favorables ou à des systèmes de garantie avec des banques partenaires locales », a ajouté Christian Berger, ambassadeur de l’UE en Égypte.

« En avril dernier, en collaboration avec ses États membres et avec les institutions financières européennes, l’UE a lancé le train de mesures de l’équipe d’Europe pour aider les pays partenaires à faire face aux conséquences de la pandémie, y compris au niveau socioéconomique. Aujourd’hui, notre partenaire, la BEI, signe un autre financement important au titre de l’équipe d’Europe qui aura un impact réel sur les PME et, à terme, sur la vie des citoyens dans toute l’Égypte. »

Akef El-Maghraby, vice-président de la Banque Misr, a confirmé que la signature de cet accord visait à aider les entreprises nationales, principalement les PME, à assurer des activités diverses, compte tenu notamment des incidences de la crise de COVID-19. La Banque Misr est l’une des institutions financières les plus novatrices en matière de soutien et de financement des PME, lesquelles représentent 20 % de l’ensemble du portefeuille de financement. Cette situation est conforme aux directives de la Banque centrale d’Égypte et aux efforts déployés par l’État en faveur du secteur, l’objectif étant d’améliorer les indicateurs économiques, de stimuler les taux de développement économique, de promouvoir les produits locaux et de réduire les importations.

Akef El-Maghraby a par ailleurs souligné que la Banque Misr souhaitait également apporter un soutien financier au secteur des PME par l'intermédiaire de son réseau, fort de plus de 700 agences réparties sur le territoire égyptien. En outre, la Banque Misr s’efforce de proposer des mécanismes de financement distincts qui répondent aux besoins de financement de tous les projets dans tous les secteurs de l’économie et des services, de manière à refléter l’évolution de l’économie égyptienne.

Akef El-Maghraby a ajouté que la Banque Misr avait lancé, pour les projets de petite dimension, le prêt « Express », qui est considéré comme le premier produit numérique intégré et permet à ses clients de soumettre une demande de financement en ligne, étape par étape et selon des procédures minimales, sans avoir besoin de se rendre en agence. Ce prêt destiné au financement de projets de petite dimension est celui qui est octroyé le plus rapidement en Égypte : il peut être obtenu en 5 jours après sa soumission, sous réserve des modalités et conditions applicables.

La Banque Misr est la deuxième banque d’Égypte par la taille. Elle privilégie clairement les prêts aux PME et est très présente sur le marché des particuliers dans tous les gouvernorats du pays. En 2019, la Banque Misr a servi plus de 123 000 PME, ce qui en fait l’un des plus grands opérateurs au service de ces entreprises en Égypte.

Depuis 2015, la BEI a mis à disposition 3,9 milliards d’EUR pour soutenir les PME et les ETI égyptiennes dans le cadre de 15 opérations, représentant environ un tiers du portefeuille de la Banque en Égypte. Pendant cette période, conformément aux objectifs du mandat de prêt externe et aux priorités nationales, la BEI s’est attachée à nouer des relations fructueuses avec les banques publiques et privées qui s’engagent à soutenir les PME et, en particulier, avec les institutions désireuses et capables de s’adresser à des segments généralement mal desservis, tels que les petites entreprises, les populations rurales, les jeunes et les femmes.