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Informations de publication
14 oct. 2025
54 Pages (PDF/FR)
ISBN: 978-92-861-6008-0 (PDF/FR)
DOI: 10.2867/2018927
- EIBIS
- Économie
Mots-clés correspondants
Description
Menée chaque année, l’enquête de la BEI sur l’investissement compile des données recueillies auprès d’environ 13 000 entreprises dans l’ensemble des États membres de l’UE ainsi que d’un échantillon d’entreprises aux États-Unis. Elle fournit des informations sur les caractéristiques et les résultats des entreprises, sur leurs investissements antérieurs et leurs plans pour l’avenir, ou encore sur leurs sources et leurs problèmes de financement.
Vous pouvez maintenant consulter les rapports par pays.
Principaux points à retenir
La croissance de l’investissement marque le pas
Les entreprises ont des difficultés à prévoir l’évolution de leur situation. Elles s’efforcent de cerner les répercussions finales des droits de douane américains et des changements géopolitiques potentiellement profonds. Ces facteurs auraient pu paralyser l’investissement. Pourtant, il ressort de l’enquête 2025 de la BEI sur l’investissement que l’investissement fait preuve d’une résilience notable jusqu’à présent, même si les entreprises se montrent plus prudentes concernant les perspectives économiques et l’environnement politique et réglementaire.
D’après l’enquête 2025 de la BEI sur l’investissement, 86 % des entreprises de l’UE prévoient toujours des investissements (87 % dans l’enquête de 2024), quoique leur propension à investir soit un peu plus mesurée. En 2025, elles sont légèrement plus nombreuses, en proportion, à prévoir une augmentation plutôt qu’une diminution de leurs investissements, et la croissance de l’investissement marque le pas. La tendance aux États-Unis est globalement comparable.
Les activités d’investissement sont différentes de chaque côté de l’Atlantique. Dans l’UE, les entreprises sont plus susceptibles d’investir dans le remplacement de leurs actifs productifs, tandis qu’aux États-Unis, elles cherchent à accroître leurs capacités de production. Les entreprises européennes consacrent une part importante de leurs investissements (35 %) aux actifs incorporels (recherche-développement, formation, logiciels, etc.), et mettent moins l’accent sur les terrains, les bâtiments et les infrastructures que les entreprises américaines (17 %, contre 22 %).
Au cours des trois prochaines années, les entreprises de l’UE continueront de donner la priorité aux investissements de remplacement plutôt qu’à l’augmentation des capacités, tandis que les entreprises américaines développeront de nouvelles capacités de production.
Une réorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales
Les entreprises de l’UE sont fortement intégrées dans le commerce mondial. Ce constat vaut particulièrement pour les grandes entreprises et celles du secteur manufacturier. Elles se disent préoccupées par le contexte actuel marqué par les risques géopolitiques et les tensions commerciales, mais leurs inquiétudes concernant les perturbations des chaînes d’approvisionnement se sont atténuées. Les entreprises investissent pour rendre leurs chaînes d’approvisionnement plus efficaces et résilientes, sans toutefois revoir fondamentalement leur stratégie.
Les entreprises importatrices de l’UE ne sont que 7 % à avoir réduit la part des biens et services importés, tandis que 19 % d’entre elles diversifient ou augmentent le nombre de pays auprès desquels elles s’approvisionnent.
La hausse des droits de douane a davantage touché les entreprises américaines. Elles se disent plus préoccupées par les changements dans la réglementation et les tarifs douaniers que les entreprises de l’UE (77 %, contre 48 %). Face à la montée des pressions politiques et des droits de douane, elles ont non seulement augmenté leurs stocks avant le renchérissement des prix, mais aussi remplacé les fournisseurs étrangers par des fournisseurs nationaux et diversifié les pays à partir desquels elles importent. En résumé, les entreprises américaines repensent le commerce et la mondialisation.
Pour en savoir plus : Comment les entreprises européennes et américaines font-elles face à la hausse des droits de douane ?
Transition écologique : les entreprises de l’UE gardent le cap
Les entreprises de l’UE semblent plus conscientes que leurs homologues américaines des conséquences de la décarbonation et de la transition vers l’énergie verte pour leurs activités. En ce qui concerne la transition, les entreprises en Europe orientale et dans certains pays d’Europe centrale perçoivent plus nettement les risques associés, tandis qu’en Europe du Nord, elles se montrent plus attentives aux possibilités qu’elle offre.
- Pour 36 % des entreprises de l’UE (27 % des entreprises américaines), la transition vers des normes et des réglementations climatiques plus strictes représente un risque pour les cinq prochaines années.
- 27 % des entreprises de l’UE considèrent la transition comme une opportunité, contre 23 % des entreprises américaines.
- Les grandes entreprises sont plus susceptibles que les petites et moyennes entreprises de percevoir cette transition à la fois comme un risque et comme une opportunité.
Les entreprises de l’UE ont une approche plus volontariste pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Une proportion plus élevée d’entre elles (92 %) a pris des mesures de réduction. Les entreprises européennes sont aussi plus susceptibles d’investir dans les transports durables et les énergies renouvelables, ainsi que dans d’autres mesures environnementales, telles que la réduction et le recyclage des déchets.
Dans l’ensemble, elles sont plus conscientes des risques physiques associés aux changements climatiques et commencent progressivement à adopter des mesures d’adaptation. Des deux côtés de l’Atlantique, la proportion des entreprises qui font face à des coûts liés à des phénomènes climatiques extrêmes est élevée : 68 % en Europe et 64 % aux États-Unis.
La proportion des entreprises qui prennent des mesures face aux risques physiques progresse régulièrement et reste relativement similaire (55 % aux États-Unis, contre 53 % dans l’Union européenne). Cependant, les entreprises américaines sont plus susceptibles d’avoir mis en œuvre des stratégies ou des investissements d’adaptation. Globalement, les investissements dans l’adaptation aux changements climatiques sont en hausse.
Pour en savoir plus : Changements climatiques : les entreprises de l’UE en mode adaptation
L’écart numérique entre les États-Unis et l’UE s’amenuise
Les entreprises de l’UE ont accéléré le déploiement de technologies numériques de pointe de sorte que leur taux d’adoption est désormais comparable à celui des entreprises américaines (77 % contre 78 % pour les entreprises américaines). Cette tendance vaut particulièrement pour les grandes entreprises et celles du secteur manufacturier. Elles se montrent aussi rapides pour appliquer les technologies de l’IA.
- Une nouvelle question figurant dans l’enquête 2025 de la BEI sur l’investissement montre que le taux d’adoption de l’IA générative est du même ordre des deux côtés de l’Atlantique : 37 % dans l’Union européenne et 36 % aux États-Unis.
Toutefois, les entreprises américaines utilisatrices appliquent généralement les mégadonnées et les technologies de l’IA dans un plus grand nombre de domaines d’activité que leurs homologues européennes. Par conséquent, les entreprises européennes doivent encore intensifier leurs efforts pour tirer pleinement parti des avantages offerts par l’IA.
Pour en savoir plus : Comment les entreprises de l’UE s’ouvrent à l’intelligence artificielle et aux mégadonnées
Autres points importants à retenir
- L’enquête 2025 de la BEI sur l’investissement souligne l’importance de simplifier la réglementation, les procédures et l’accès au marché dans l’Union européenne. Les entreprises de l’UE consacrent beaucoup de temps à la conformité réglementaire, pour un coût estimé à 1,1 % du chiffre d’affaires voire 1,8 % pour les petites et moyennes entreprises.
- Il reste essentiel d’approfondir le marché unique pour renforcer la compétitivité de l’Union européenne et accélérer la croissance. Les entreprises sont 62 % à juger le marché de l’UE fragmenté en ce qui concerne leur produit principal, un résultat comparable à celui de 2024.
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