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Lundi 4 décembre, lors de la COP 28 à Dubaï, la Banque européenne d’investissement (BEI) et Meridiam ont présenté le premier projet – en Mauritanie – qui sera mis en place et financé par le Fonds TURF (The Urban Resilience Fund). Le projet de développement côtier de Nouakchott, géré par Meridiam, vise à protéger la capitale mauritanienne de l’érosion côtière et des inondations, tout en créant de nouvelles activités au profit de ses communautés. Le projet tiendra compte des besoins des personnes les plus vulnérables, contribuera à préserver les activités existantes et favorisera le développement de nouvelles perspectives économiques. Il est conçu pour résister aux effets des changements climatiques ou à d’autres facteurs externes, en faisant appel autant que possible à des solutions respectueuses de l’environnement et viables à long terme.

Le projet pourrait s’avérer un modèle de financement utile pour relever le défi de l’adaptation dans les villes côtières très vulnérables aux changements climatiques. Il illustre le succès de l’approche du Fonds TURF en matière de coopération entre le secteur public et le secteur privé pour la conception et la mise en place de solutions innovantes d’adaptation aux effets des changements climatiques. Il s’appuie sur une combinaison de solutions physiques traditionnelles et de solutions techniques fondées sur la nature et sur un modèle économique innovant axé sur les bénéfices de la préservation et de la création de valeur sur le long terme.

Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI : « Il y a deux ans, la BEI a présenté son plan d’action pour l’adaptation et annoncé son intention de tripler ses financements d’ici 2025 afin de soutenir les populations déjà touchées par les effets des changements climatiques. Nous savons que ce plan est extrêmement ambitieux et nous travaillons avec nos clients pour mettre davantage l’accent sur les solutions et leur élaboration. Nous devons également montrer que les projets d’adaptation peuvent être bancables et générer des rendements pour les investisseurs privés. Voilà pourquoi le Fonds TURF et le projet de Nouakchott sont, à mes yeux, un exemple si intéressant qui peut servir de modèle pour nous tous et toutes dans cette optique. »

Thierry Déau, PDG de Meridiam : « Depuis près d’une décennie, Meridiam met en place des infrastructures durables indispensables dans toute l’Afrique. Nous avons lancé le Fonds TURF, une initiative unique de financement avec panachage de ressources, car nous voulions un instrument dédié pour remédier aux problèmes rencontrés par les villes africaines en matière d’adaptation aux effets des changements climatiques. Meridiam est reconnaissante à la BEI pour son soutien en tant qu’investisseur de référence dans le Fonds TURF. »

Présentée par Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, Lalya Aly Kamara, ministre mauritanienne de l’environnement et du développement durable, a ouvert une manifestation de la COP 28 consacrée au soutien à l’adaptation des villes côtières et au premier investissement du Fonds TURF. Ont participé à l’événement Thierry Déau, fondateur et PDG de Meridiam, Milena Messori, directrice par intérim du département Financement des entreprises et activités transversales de la BEI, Rogier van den Berg, directeur Monde au WRI Ross Center for Sustainable Cities, Stelios Grafakos, économiste principal chez GGGI et Peter J. Hall de Resonance Impact Advisory.