Par Soazic Elise Wang Sonne, Timothy Kinoti, Nina Fenton et Claudio Cali
Les artisans africains ont la capacité de créer des bijoux séduisant une clientèle internationale, mais il leur est souvent impossible d’atteindre ces marchés. La marque de mode éthique SOKO cherche à remédier à cette situation en tirant parti des marchés de consommateurs solidaires et en faisant bénéficier les producteurs africains de la majorité des avantages. Voici ce que nous avons appris sur l’impact de ce type de projet de développement.
Soazic Elise Wang Sonne est titulaire d’une bourse d’études de doctorat en innovation, économie et gouvernance pour le développement à l’université des Nations Unies à Maastricht. Timothy Kinoti est chargé de l’évaluation et de l’apprentissage à l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). Nina Fenton et Claudio Cali sont des économistes spécialisés dans le financement d’impact et sa mesure à la Banque européenne d’investissement.
[1] Qui signifie « place de marché » en swahili.
[2] Le groupe de comparaison était composé de responsables d’atelier potentiels et de travailleurs ayant les mêmes aptitudes et compétences que ceux qui collaborent actuellement avec SOKO. Leur sélection a été faite avec l’aide d’un représentant ayant une très grande connaissance du bidonville de Kibera et du secteur de l’artisanat.
[3] Toutefois, l’échantillon n’est pas représentatif de l’ensemble du secteur de l’artisanat au Kenya, de sorte que les résultats ne peuvent pas être généralisés outre mesure.