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  • 9,3 milliards d’euros de financements nouveaux : un chiffre record d’activité
  • La France dans le trio de tête des pays bénéficiaires du Plan Juncker

Ce jeudi 12 janvier 2017, Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) et Pier Luigi Gilibert, directeur général du Fonds européen d’investissement (FEI), ont présenté les résultats de l’activité du Groupe BEI en France.

« 2016 est une année d’activité exceptionnelle pour le Groupe BEI en France avec 9,3 milliards d’euros de financements nouveaux signés durant l’année dont 70 % dédiés au soutien du secteur privé s’est félicité le Vice-Président Ambroise Fayolle au début de la conférence de presse. 2016 est également l’année du déploiement du Plan Juncker dont la France est un des premiers pays bénéficiaires : près de 30 % de notre activité a été consacré à cette priorité européenne en soutien à des projets innovants et à fort impact économique. La Banque de l’Union européenne est plus que jamais mobilisée pour soutenir la croissance, l’innovation et l’emploi en France. »

Fort de son augmentation de capital décidée en juin 2012, le Groupe BEI a considérablement renforcé son soutien financier à l’économie réelle et mené une politique en faveur de la croissance et de l’emploi. Le Groupe a ainsi doublé le volume de ses activités entre 2012 et 2016 pour atteindre 9,3 milliards d’euros de financements nouveaux en 2016, répartis de la façon suivante :

  • 8 milliards d’euros de la BEI en soutien à des projets dans les secteurs d’avenir tels que la formation des jeunes, le soutien aux entreprises et à l’innovation, la modernisation des infrastructures, le numérique et la transition énergétique ;
  • 1,3 milliards d’euros du FEI, filiale du Groupe dédiée au soutien des PME et à la microfinance.

Le Plan Juncker représente près de 30 % de l’activité du Groupe en France

La mise en œuvre du Plan d’investissement pour l’Europe appelé plus communément Plan Juncker a été au centre de cette forte mobilisation du Groupe en 2016 : 37 nouvelles opérations ont été approuvées pour un montant total de 2,8 milliards d’euros, lesquels devraient mobiliser 15,8 milliards d’euros d’investissements additionnels. Depuis le début de la mise en œuvre du Plan Juncker, ce sont ainsi 4,1 milliards de financements qui ont été approuvés pour soutenir des opérations à forte valeur ajoutée qui, du fait de leur niveau de risque, n’auraient pas vu le jour ou n’auraient pas pu bénéficier de financements aussi élevés ou avec une telle maturité sans cette garantie. Ces financements devraient mobiliser 21,3 milliards d’euros d’investissements additionnels.

A titre d’exemple, la BEI soutient à hauteur de 500 millions d’euros le développement des logements intermédiaires (13 000 logements additionnels d'ici 2019 dans les zones tendues pour les classes moyennes) avec la Société Nationale Immobilière et la création de 20 000 emplois dans le BTP pendant la phase de construction.

En termes de soutien aux entreprises, sur la base des transactions signées en 2016, ce sont plus de 70 000 entreprises qui bénéficieront du soutien du Plan Juncker en France.

Un soutien accru au secteur privé (70 %) et à l’innovation (38 %)

Le soutien de la BEI au secteur privé et à l’innovation a plus que doublé en 2016 pour atteindre respectivement 70 et 38 % de l’activité générale du Groupe en France.  Un des projets phare financé par la BEI en matière d’innovation est le CERN (183 M€)  en soutien à son projet majeur pour la décennie : le perfectionnement du grand collisionneur de hadrons haute luminosité.

50% des investissements au titre du Plan Juncker ont financé des projets innovants dans les secteurs clefs de l’économie française tels que l’agriculture et le secteur agroalimentaire (Maîtres laitiers du Cotentin, 55 M€), l’industrie (Aperam, 50M€ - Arcelor Mittal, 168 M€ - Fonds Sociétés de Projets Industriels SPI, 100M€ - Trêves, 32 M€ - Technicolor, 56 M€) ou encore le soutien à des start-ups et jeunes entreprises avec par exemple le fonds académique Quadrivium.

Les PME-ETI ont reçu un soutien  de 2,5 milliards d’euros repartis de la façon suivante : 1,2 milliard de financements de la BEI via la BNP Paribas, la Société Générale, la Banque Fédérative du Crédit Mutuel, le Groupe Crédit Agricole, le Crédit Mutuel Arkéa. De son côté, le FEI a financé pour 1,3 milliards d’euros de prises de participation ou de prises de garantie.

La formation des jeunes : une priorité pour le Groupe BEI

Autre axe fort de l’action de la BEI en France en 2016 : la formation avec un investissement global de 705 millions d’euros dans les collèges, lycées et universités. Dans le cadre du plan Campus, la BEI a signé quatre nouveaux financements en 2016 en faveur des Campus de Lyon (125 M€), de Paris Intra-Muros (80 M€), de Strasbourg (90 M€) et de Saclay-Centrale (25 M€) pour un montant global de 320 millions d’euros. En donnant à ces universités la possibilité d’emprunter à long terme, la BEI accompagne le développement de campus d’excellence, durables et attractifs à l’échelle nationale comme internationale.

Par ailleurs, en 2016, le FEI a signé un nouvel accord de garantie Erasmus+ avec les Caisses d’Epargne (Groupe BPCE) dans l’objectif de financer 30 millions d'euros de prêts à destination des étudiants du programme Erasmus+ de niveau Master à l’étranger et en France  et ce, grâce à une garantie du FEI (4.9M€).

Vers une nouvelle économie décarbonée

59 % des investissements publics dédiés à l‘action climat

La BEI a consacré 35 % de ses investissements en France en 2016 à l’action en faveur du climat, et même 59 % pour les seules infrastructures publiques dont les collèges, lycées et universités. Cette performance dépasse de loin l’objectif (25 %) fixé par la BEI au niveau de l’Union européenne. A titre d’exemple, la BEI a soutenu grâce à la garantie européenne (Plan Juncker) le fonds Ginkgo 2 (30 M€) pour la rénovation durable de friches industrielles en milieu urbain avec à la clef la construction de 5 000 logements et de 8 500 emplois en équivalent temps plein.

Des infrastructures modernisées, proches des citoyens

1 milliard pour le Grand Paris

La BEI a financé en 2016 de nombreux chantiers essentiels à la vie quotidienne des citoyens pour un montant global de 3,2 milliards d’euros. La modernisation des moyens de transport collectif a été un des axes clefs de cette action avec un montant global investi de 1,6 milliard d’euros dont 1 milliard pour la réalisation de la première ligne du Grand Paris Express, la ligne 15, qui améliorera la mobilité des Franciliens tout en favorisant l’activité et l’emploi en Ile-de-France. 

Enfin, face à la crise des migrants, la BEI a mis en place un financement de 50 millions d’euros avec ADOMA, pour réhabiliter des bâtiments sur l’ensemble du territoire et ainsi créer des logements pour les demandeurs d’asile et les réfugiés (plus de 13000 places d’accueil sur une période de 5 ans).