Qu’est-ce que l’union des marchés des capitaux ?
L’union des marchés des capitaux est une initiative qui vise à permettre à l’argent – investissements et épargne – de circuler dans l’ensemble de l’Union européenne, dans l’intérêt des consommateurs, des investisseurs et des entreprises, quel que soit le lieu où ils se trouvent.
En quoi est-ce important ?
L’Europe doit investir dans des infrastructures et des technologies stratégiques. Un marché unique des capitaux faciliterait la mobilisation de ressources financières pour ces investissements. L’Europe ne manque pas de capitaux, mais il faut les mobiliser partout où cela est nécessaire.
Quel est le rôle du Groupe Banque européenne d’investissement dans l’union des marchés des capitaux ?
Le Groupe BEI crée des instruments financiers pouvant contribuer à la constitution d’une véritable union des marchés des capitaux, des outils qui peuvent transformer le concept d’union des marchés des capitaux en une réalité tangible.
Watch how the EIB Group is deepening the Capital Markets Union, facilitating access to finance, removing investment barriers and encouraging venture capital investments.
Les quatre axes de notre contribution à l’union des marchés des capitaux
Élargir l’initiative Champions technologiques européens
L’initiative Champions technologiques européens a été lancée par l’intermédiaire du Fonds européen d’investissement, notre filiale qui se consacre à la promotion des petites et moyennes entreprises. Elle consiste en un fonds de fonds innovant qui utilise des ressources publiques pour acheminer les capitaux vers de grands fonds de capital-risque. L’objectif est de financer des entreprises européennes en expansion au moyen de capitaux européens, de sorte que nos innovateurs et entrepreneurs n’aient plus à céder leurs activités à des investisseurs des États-Unis, de Chine ou d’ailleurs, à cause d’un manque d’investissements européens.
Tirer parti de notre solide expérience en titrisation pour lancer une plateforme paneuropéenne de titrisation.
Les changements climatiques nécessitent des investissements massifs dans les domaines du renouvellement urbain, de l’efficacité énergétique, ou encore de la rénovation des bâtiments. La titrisation – notamment la titrisation verte – pourrait contribuer au financement de projets durables et créer de nouveaux actifs attrayants pour les investisseurs, à l’appui de la transition écologique de l’Union européenne.
Mise en place de marchés de capitaux numériques en Europe
Le Groupe BEI œuvre en première ligne sur le marché des obligations numériques depuis 2021 et soutient une innovation plus large dans le domaine de la finance numérique. Il a émis des obligations numériques dans plusieurs monnaies et a expérimenté un éventail de solutions. Le Groupe BEI poursuit sa collaboration étroite avec les acteurs du marché et la Banque centrale européenne (BCE) sur le thème de la finance numérique, et notamment des obligations numériques et de l’euro numérique. Il est également membre actif du groupe de travail de l’initiative Pontes de la BCE, contribuant ainsi au développement de la solution de l’Eurosystème qui utilise la technologie des registres distribués pour relier les plateformes de marché aux services TARGET pour les règlements en monnaie de banque centrale. Cette contribution évolutive aide à façonner l’architecture future des marchés des capitaux européens, en s’appuyant sur le leadership de la BEI sur le marché et sur son rôle de bras financier de l’Union européenne.
Un pionnier mondial des normes applicables aux obligations durables
La contribution de la Banque européenne d’investissement s’appuie sur son rôle de cheffe de file de longue date sur les marchés de capitaux durables. La Banque a émis en 2007 la première obligation verte au monde et a, depuis, procédé à des émissions d’obligations climatiquement responsables et d’obligations pour le développement durable pour un montant de plus de 130 milliards d’euros, dans 23 devises. Elle est ainsi, parmi les banques multilatérales de développement, la plus grande émettrice mondiale d’obligations vertes et durables dont le produit est réservé à une utilisation spécifique et qui font l’objet d’un contrôle externe.
Le cadre européen de réglementation et de surveillance de la finance durable comprend désormais la taxinomie de l’Union européenne, une classification unifiée et évolutive des activités économiques contribuant aux objectifs de durabilité de l’Union européenne. Ce cadre a établi une référence mondiale pour des informations normalisées et comparables facilitant la prise de décisions éclairées par les investisseurs, et a encouragé la mise en place d’initiatives similaires dans le reste du monde. L’adoption de cette référence, en plus du rôle de modèle joué par la norme des obligations vertes européennes, favorise l’intégration des marchés, le changement d’échelle, l’efficacité et une concurrence équitable, renforçant ainsi l’union de l’épargne et des investissements.
La Banque suit depuis longtemps une stratégie d’alignement progressif sur ce cadre de l’Union européenne. Cette approche a conduit au lancement, en 2025, de sa première émission obligataire conforme à la norme des obligations vertes européenne. La Banque continue de promouvoir des marchés plus intégrés et plus aisément extensibles, notamment via les travaux menés avec la plateforme de l’Union européenne sur la finance durable et les principes élaborés par l’Association internationale des marchés des capitaux.