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    Première partie de la série « L’héritage du FEIS »

    Le Fonds européen pour les investissements stratégiques a changé la donne pour les programmes de relance économique soutenus par des financements publics de l’UE et pour la Banque européenne d’investissement. « L’héritage du FEIS » est une série qui raconte l’histoire du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) de 2015 à 2020 au fil d’entretiens avec son directeur exécutif, sa directrice exécutive adjointe, les membres du comité d’investissement et des bénéficiaires finals de toute l’Europe.

    Téléchargez ici la publication intitulée « L’héritage du FEIS ».


    Par Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement, et Jean-Claude Juncker, ancien président de la Commission européenne

    En juillet 2014, nous nous sommes réunis pour examiner ce que la Commission européenne – qui se préparait tout juste à un nouveau mandat de cinq ans – et le Groupe Banque européenne d’investissement pourraient faire pour contrer les répercussions économiques de la crise financière. Selon toute évidence, nous ne pouvions pas faire comme si de rien n’était. Les budgets des États membres ne pouvaient pas fournir de l’argent frais. Il fallait donc trouver une nouvelle approche, à l’échelle européenne, pour stimuler les investissements, qui étaient encore limités, même plusieurs années après la crise.

    À l’issue d’un déjeuner de travail et d’un week-end de réflexion intense, nous avons créé le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), pilier du Plan d’investissement pour l’Europe, surnommé « plan Juncker ».  L’idée novatrice – et le grand défi – consistait à donner plus d’envergure aux instruments financiers. Nous voulions tirer parti de l’impact de cet investissement public en nous appuyant sur une garantie de l’Union européenne et sur la solidité du Groupe Banque européenne d’investissement, afin de financer les projets plus risqués dont l’économie avait vraiment besoin.

    Cette synergie entre fonds publics et fonds privés est au cœur du FEIS. Il s’agit de faire plus avec moins.

    Une bonne nouvelle

    Le Fonds européen pour les investissements stratégiques est l’une des bonnes nouvelles dont on peut se réjouir dans le contexte d’une décennie d’incertitude économique. Il a largement dépassé son objectif très ambitieux de mobiliser 500 milliards d’euros d’investissements. Le Plan d’investissement pour l’Europe a fortement contribué aux 14 millions d’emplois qui ont été créés dans l’UE entre 2015 et 2020.

    Le FEIS a permis de cofinancer des projets qui, sinon, n’auraient peut-être pas pu être menés à bien. Il a également ouvert la voie à de nouveaux modes de financement, non seulement dans des domaines relativement classiques, comme les infrastructures, mais également dans des secteurs comme la recherche et l’innovation, ou l’atténuation des changements climatiques. La capacité de répondre aux besoins du marché en innovant continuellement dans le domaine financier, voilà ce qui fait du FEIS un instrument si novateur.

    Un principe bien établi

    Le principe qui sous-tend le FEIS a encore de beaux jours devant lui. Cet instrument a ouvert la voie à son successeur, le programme InvestEU, qui devrait être déployé au titre du cadre financier pluriannuel 2021-2027.

    Aujourd’hui, nous sommes à la fois fiers et reconnaissants. Fiers de la manière dont le FEIS stimule des investissements très attendus dans toute l’Europe, effectués notamment par le secteur privé. Reconnaissants envers tous les collègues de la Commission européenne et du Groupe BEI qui ont travaillé sans relâche pour faire du FEIS une réussite. Nous saluons tout particulièrement l’esprit d’entreprise dont ont fait preuve Wilhelm Molterer, directeur exécutif, et Iliyana Tsanova, directrice exécutive adjointe, ainsi que leur engagement remarquable pour apporter le maximum de bénéfices à l’économie de l’UE et à ses citoyens. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude au comité de pilotage du FEIS pour son leadership, notamment à Kerstin Jorna et à Gerassimos Thomas, ses présidents actuel et passé, représentant la direction générale des affaires économiques et financières de la Commission européenne, ainsi qu’à Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d'investissement.

    Dans cette série, nous vous invitons à découvrir comment le FEIS a vu le jour et comment sa structure de gouvernance allégée et efficace, parfaitement incarnée par le comité d’investissement, a contribué à le guider vers le succès. À travers le témoignage des chefs de file du FEIS, la mise en lumière des mécanismes qui l’animent et les récits passionnants d’Européennes et d’Européens dont les emplois ont été créés à l’aide du FEIS, vous découvrirez comment le plan Juncker continue de changer la donne, tous les jours.